Chapitre 2 : Baiser échangé.
La nuit passa plus vite que prévu. A mon grand regret. J'aurais bien voulu que la journée d'hier ne soit qu'un mal entendu... mais j'étais déjà devant la porte de ma salle de classe avec l'équipe. Je frappais.
« Entrez » Déclara le professeur.
Quand j'entrais dans cette salle, je n'en revins pas ! Ce professeur devait être un trafiquant de drogue ou quelque chose dans le genre ! Vu la manière dont il cachait son visage. On ne voyait de lui plus qu'un ½il cerné et ses cheveux étonnamment gris. Il faisait jeune.
-Hatake Kakashi. Votre professeur de philosophie. Présentez-vous.
-Naruto Uzumaki, et futur dieu de ce monde. Dit le blond dans un excès d'hyperactivité.
-Sabaku no Gaara, je ne parle pas de moi, ou très peu. Ne me cherchez pas la merde, vous pourriez en mourir. Il jeta dans la salle un regard glacial et tout le monde se figea.
Quand ce fut à mon tour de me présenter, je vis un regard vert se poser sur moi. Sakura était déjà là. Elle me fixait. J'étais mal à l'aise, mais en même temps un nouveau sentiment s'empara de mes pensées. Mais je devais la tuer, même si ça ne serait pas si facile.
-Bon, maintenant tu arrêtes de la regarder avec cet air d'ahuri et tu nous dis qui tu es, ragea le professeur.
Je me stoppais dans ma contemplation et fixais les autres de la classe.
-Uchiwa Sasuke. Ce que j'aime ou déteste ne vous regarde pas. Je ne suis pas un ami, ni un ennemi si vous en souhaitez pas mourir.
Et, comme si c'était prévu d'avance, elle sursauta. C'était vrai, elle ne connaissait pas mon nom... Uchiwa, le traître et assassin de ses pauvres parents...
-U... Uchiwa ! Articula-t-elle en fixant tous les regards sur elle.
Oui, elle il y a deux ans. Elle ne pouvait malheureusement pas savoir que c'était moi la petite. La pauvre petite. Pourquoi l'avais-je épargnée, elle ? Par simple caprice, sûrement...
-Oui, Uchiwa, et sa te dérange... ?
-Haruno ! Me cracha-t-elle à la figure.
Le professeur claqua son poing sur le bureau.
-Vous vous calmez ou allez régler cela dehors. Ici, c'est inutile de parler affaire ! Maintenant à vos places ! Hurla-t-il.
Je n'en tins pas compte. Genre, j'allais m'arrêter à un professeur. Je mis une main dans ma poche. Oui, il était là. Pendant que les deux autres partirent à leur place, je me dirigeais vers cette Haruno dont je connaissais parfaitement l'existence, mais embêter le prof, ça m'éclatais.
-Et, votre prénom. Mademoiselle Haruno. Demandais-je avec de l'ironie dans le regard.
-Va te faire voir, Uchiwa !
Elle ne manque pas de culot celle là ! Eh bien, j'ai trouvé la perle rare on dirait...
-Sa... Sakura-chan... Ne l'agresse pas... Dis lui simplement ton prénom...
Elle avait déjà sympathisée. De plus avec une jolie brunette, de longs cheveux pour de grands yeux, à mon étonnement, nacrés. La cible de mon baka de coéquipier, la Hyûga.
-Eh bien dis donc, vous êtes toutes mignonnes ici... ? Revenons-en à ma rose préférée, Sakura, n'est-ce pas ?
-Non, Pénélope Cruz, connard !!
-Dis donc, la rose n'est-elle pas la plus belle des fleurs... ? Tu ne lui ressemble pas...
-Je lui ressemble, la rose à des épines, pour se défendre. Me répondit-elle avec une pointe d'allégresse dans la voix.
-Saku, calme. Il ne t'a rien fait, pour le moment. La calma une blonde platine assise juste derrière elle.
Cette fille, elle ressemblait beaucoup à la cible de Gaara qui la regardait déjà. Quand leurs regards se croisèrent, elle lui fit un sourire, mine de rien.
-Calmez-vous, il ne me reste plus que quelques minutes de cours, Yamanaka, Hyûga et Haruno. Supplia le professeur.
Cette fois-ci, c'était sûr. La cible de Gaara c'était bien cette fille aux allures de bimbo. Son visage se tordit comme pour retenir l'envie soudaine de la tuer. J'allais encore parler à ma rose quand une sonnerie stridente m'empêcha de l'engueuler. Mais c'était la pause de dix heures. Nous allions retrouver Tenten et Temari.
-C'est quoi de ce bahut de merde !? Se plaignit Temari. Tous cons ici. Pas possible autrement !
-Ouais, mais il faut aussi avouer que c'est cons qui sont nos cibles sont physiquement... Pas mal du tout. Dit Tenten l'air rêveur.
-Oui, bonne idée. Se moqua Gaara. On couche avec nos cibles, et pendant leur sommeil on les tues !
-C'est bête, elles sont bien jolies et puis sympa, dit Naruto.
-Mais oui, arrête avec ton air mélancolique, je vais pleurer. Nous sommes ici pour tuer, pas pour prendre un thé avec des nouveaux amis. Ola, rien qu'une seule remarque de ma « coéquipière », et je m'emballe, n'en fait pas trop Sasuke ! De plus, je me soutiens seul maintenant.
-Hey, beau gosse... Toi là, le brun. Me dérange une rousse allure mademoiselle, si vous voyez de quoi je veux parler. Tu veux bien sortir avec moi ?
-Dégage, pouffiasse. Qu'est-ce que tu viens te la ramener là ? L'insulta Temari.
-Comment tu parles à Tayuya. Tu te prends pour qui la ? Interrogea une brune.
-Waouh, un fan club de pouf ! S'écria Tenten en rigolant. Dégagez, on ne joue pas a la Barbie avec vous.
Une autre brune se retourna sur Gaara en lui demandant de sortir avec elle. Il la regarda froidement. Elle déglutie difficilement pour tout dire.
-Non, tu me bouffe mon oxygène là, dégage, dit-il glacialement.
Enfin, elles partent. Merci dieu... même si je ne suis pas croyant. Hey, mais que vois-je ? Sakura et les cibles...
-Galère des poufs comme ça ! J'aurais eus trop la flemme de les envoyer chier...
-T'as toujours la flemme ! Cria une voix qui commençait à devenir familière.
Je les regardais tour à tour... Personne ne me disait quelque chose.
-Et vous êtes qui pour venir vous incruster avec nous ? Demandais-je sans conviction.
-Shikamaru Nara. Dit le premier mec qui avait parlé. Un air endormit, mais pourquoi Temari le regardait avec un air assassin, sa cible ? Ce truc là... ?
-Ino Yamanaka. Pas la peine que j'en dise plus, car je suis dans la classe de trois d'entre vous, et j'en ai bien assez. Expliqua-t-elle.
-Hyûga... Hinata. Tenta la brune. Dans la classe... D'Ino...
-Inuzuka Kiba, annonça un mec bizarre avec des triangles rouges sous les yeux.
-Hyûga Neji, dit un mec qui ressemblait étonnamment à Hinata. Un taciturne à voir.
Je regardais derrière ces abrutis, et je remarquais Sakura. Elle était restée derrière tout ce temps...
-Ca va Pénélope Cruz ? Ironisais-je.
-Alors toi, ferme ta putain de gueule, je vais te tuer si tu continues comme ça. Et je ne joue pas avec les mots. Me piqua la rose.
-C'est quoi ce truc là ? Me demanda Temari.
-Rien, laisse tomber... Conseilla Gaara.
-Vous êtes qui ? Demanda Kiba avec un sourire radieux aux lèvres.
-Ben, lui c'est Sasuke, dit Naruto en me pointant du doigt. Ensuite Temari, la blonde. Tenten, la brune et Gaara. Moi, c'est Naruto.
Putain, mais il est con ce type. On doit les tuer, pas sympathiser !
-Uchiwa, ramène-toi. Me dit la rose. Je dois te parler.
J'étais obligé de la suivre, je dois quand même me donner fière allure. Mais je ne sais toujours pas pourquoi elle m'a emmenée dans un couloir ou il y a personne.
-Pourquoi tu réagis comme ça ? Me demande-t-elle.
-Ben, c'est mon boulot, répondis-je avec un haussement d'épaule.
-Mais ton boulot ne consiste pas non plus à toucher aux autres, et tu penses que je ne connais pas ta cible... ? Reste dans ce bahut et je te tue. Elle serra les dents et me fixa dangereusement.
Elle me menaça de son pistolet caché sous sa veste. Pourquoi elle sort ça, elle ? Bref, je la regarde et me rapproche un peu plus d'elle, immobilisant ses poignets.
-OK, je ne touche à personne, mais toi. Je m'approche encore, nos visages ne sont qu'a quelques centimètres l'un de l'autre. Et de plus, tu sais aussi bien que moi que je suis meilleur au tir. Même si je ne tiens pas à tuer des innocents.
-Et, pourquoi me toucher moi ? Me demande-t-elle.
Elle approcha brusquement son visage et colla nos lèvres ensemble. Je m'enivrais de son odeur si féminine, ses lèvres pulpeuses attirantes, et... Qu'est-ce qu'il me prend à la fin moi ? Je me dégage de la pour rejoindre les autres.
-Alors, pas trop déçue ? Me demande-t-elle avec un sourire vainqueur.
-Je vais te faire avaler ta joie de vivre, Haruno. Un baiser de la mort, hein ?
Elle partit rejoindre ses « amis » et je partis dans la direction de mon groupe. A voir la tête de Naruto, les filles lui avaient fait comprendre qu'ils ne devaient pas sympathiser. Je me marais un peu de sa tête et repris mon sérieux. J'avais encore ce goût.
-Dis donc, je vais m'amuser, dis-je en passant un doigt sur mes lèvres.
-Hey, calme Sasuke, me dit Temari. Tu fais encore plus sadique que mon frère.
-Gaara, tenta Tenten. Il faudra te contrôler, tu as failli sauter sur Ino tout à l'heure. Maîtrise tes pulsions.
-Hn, répondit-il.
Je ne pus lui répondre que c'était ma phrase personnelle, que la sonnerie me rappela à l'ordre. Sport...
Après que nous nous soyons changés, nous rejoignirent le professeur. Il avait des yeux de killer, une affreuse coupe au bol, je pense que son coiffeur doit être en prison. Et de ces sourcils !! Imaginez deux limaces suspendues au-dessus d'yeux affreux !!
-Allez, aujourd'hui, handball, quatre vingt tours de terrain pour l'entrainement. Avec la fougue de la jeunesse !!
-Tout de suite, Gai-sensei ! Dit Lee en garde à vous.
-Ecrase, gros sourcils. Rétorque Naruto.
Les tours de terrain furent vite fait. Bon, d'accord, on en avait fait huit. Mais ils étaient fait, on ne peut pas dire le contraire... Dans l'équipe que le professeur avait fait, j'étais avec Gaara, Naruto, et un M.C.N.I. (mec à caractère non-identifié). Manque de chance, nous étions face à Sakura, Ino et Hinata. Une autre pouf aussi, mais on s'en fou d'elle.
-Hum, Haruno, tu ne m'embrasses pas pour me souhaiter bonne chance ? Ton baiser de la mort, j'en ai encore le goût. Je passais ma langue entre mes lèvres.
-Tu me désoles. On verra si tu rigole autant face à une défaite.
-Nous verrons, et que le meilleur, c'est-à-dire moi ;, gagne. Dis-je.
Ces filles savaient se défendre, de plus, la Hyûga avait une sacrée maîtrise, compte tenu de son style de combat bien sûr. Je voudrais bien qu'elle me donne elle aussi, un baiser de la mort. En fin de compte, nous avions gagnés. Vingt à dix huit je crois.
-Dis donc, Sakura, tu n'as pas l'air de rigoler à une défaite...
Elle s'approcha dangereusement de moi, tellement prés que personne ne vit le pistolet entre nos deux corps.
-Arrête, ça me donne envie de toi.
Elle soupira et partit, je la regardais, un sourire triomphant sur les lèvres.
Après le sport, ce fut l'heure du repas. Et le reste de la journée se passa sans accrochages avec ma jolie rose. J'étais sur la route du retour quand je sentis son aura, près de moi.
-Tu baisses ta garde, Uchiwa ? Demanda-t-elle.
-En es-tu sûre ? Je me retournais, le pistolet pointé vers son c½ur. Ca m'ennuierais vraiment de démolir ta poitrine... Je n'ai pas encore assez joué avec toi.
-Tu veux jouer à ça ? Me cria-t-elle. Alors essaye de me prendre à ce jeu.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Je pris possession de son arme en deux temps trois mouvements.
-Tu as encore du progrès à faire, princesse. N'ai pas peur de te casser un ongle.
-Ta gueule, enflure ! Le jour où j'en aurais l'occasion, je te tuerais, toi et ta bande de tueurs à gages. Ok ? Jiraya passera lui aussi à la poêle, ne t'en fait pas.
-Alors, c'est donc pour ça que tu es ma cible. J'aime les révolutionnaires. Je m'approchais d'elle, emprisonnant ses lèvres contre les miennes.
Juste au moment où je m'extirpais de là, elle tourna les talons.
-Connard, cracha-t-elle.
-Nous sommes quitte, maintenant. Je mis mon pistolet dans ma poche et je partis.
Toute la soirée je repensais à cette journée. Le baiser de la mort à bon goût chez cette fille, je pense m'amuser un peu avec elle, avant de ne la tuer...
A mon grand regret, je devais me coucher. Mais demain serait une meilleur journée qu'aujourd'hui, non ?
fin